Finalement, l’aventure toulousaine aura été plus rapide qu’un Airbus.
Nous avons posé nos valises, là aussi, un peu à l’écart de la ville, dans une petite banlieue.
Les beaux jours, je ne manquais pas de prendre mon café sur la terrasse, au son de l’Ave Maria qui résonne trois fois par jour, comme un rappel obstiné que le temps passe, qu’on le veuille ou non.
Les changements n’apportent pas toujours ce que l’on était venu y chercher.
Mais si l’on laisse de côté la fatigue et les cartons, ils auront eu au moins une vertu : ne laisser aucun regret.
Autre apprentissage : les fours en hauteur ne sont pas une bonne idée.
C’est désormais un tatouage naturel, un trait de plus, mais clairement moins stylé que celui de Dybala. 😉
Allez, faisons un peu de mysticisme et disons que ces trois traits représenteront pour moi le passé, le présent et le futur.
Le premier pour le passé, toujours chargé, car la vie n’est jamais neutre.
Se déplacer, ce n’est pas changer d’habitation ou de ville : c’est déplacer sa propre histoire.
Le deuxième pour le présent, où l’on apprend à s’écouter malgré le bruit du quotidien.
Le troisième pour le futur, qui reste à inventer.
Je vous épargnerai les mots sur les couleurs de la ville, que la Garonne accompagne paisiblement.
C’est une très belle ville, c’est vrai, et les gens y sont généralement avenants.
Je retiens surtout ce socle associatif très actif.
J’ai surtout observé, mais cela suffit parfois à ressentir une ville, une atmosphère.
Pour moi, le cœur battant de Toulouse est là.
Un de ces endroits où l’on sent que beaucoup de choses se font, simplement, loin des projecteurs.
Loin des mercis.
Ces endroits qui donnent sens à la vie.
Je garderai de la tendresse pour le TFC, pour son public incroyable, et pour ce Se Canto qui suffit presque à lui seul à justifier le déplacement.
Au revoir, Toulouse.