Quel numéro !

Un jour, je tombe sur une vidéo.

J’entends une nana parler de body count.

Je ne connais pas l’expression, mais… oui, je comprends.

Ami de la poésie, bonjour.

J’attends presque la notice d’utilisation qui va avec :

ce qu’on a le droit de faire,

ce qu’on n’a pas le droit de faire,

selon le genre, le statut, les vêtements, l’argent,

les conventions sociales…

Un mode d’emploi du corps.

Ou plutôt du regard sur le corps.

Et puis je me dis que, dans 95 % des cas,

tout ça n’existe que dans les têtes.

Des chiffres, des jugements, des cases…

fabriqués à partir de biais,

de projections,

et d’un imaginaire un peu pauvre.

Aussi absurde que cette expression :

se donner à quelqu’un.

Si tu te donnes…

tu te récupères comment ?

Ce n’est pas vraiment ça, l’enjeu.

On parle moins d’amour

que de contrôle,

ou de sa perte.

De contexte.

De ce qu’on cherche, à un moment donné.

Et pourquoi.

De la qualité du lien.

Du degré de confiance.

Peut-être qu’il est temps de lancer

le concept de neurones count.