L’homme qui montrait les dents

Dans mon panthéon personnel, on change de registre.

Un qui m’a toujours fasciné : Churchill.

Le premier mot qui me vient, c’est force.

La force qu’il dégageait, la force de son esprit, la force de ses engagements.

Il portait une époque entière sur ses épaules, et il trouvait les mots justes quand le monde tremblait.

Et pourtant.

Lui aussi avait son black dog, cette ombre intérieure qui revenait malgré la gloire et les victoires.

L’Histoire a été indulgente avec toi, Winston : tu l’as écrite de ta plume, avec talent et style.

Mais sache que entre deux coups de pinceau, tu aurais quand même pu faire quelque chose pour Turing.

Au fait… aurais-tu puisé ta force dans cette guerre intime ?

Un jour, tu me raconteras.

Je n’ai rien d’autre à t’offrir que mon admiration,

mes mots,

un Pol Roger,

et ce bref hommage.